Thursday, August 4, 2022

LES NUAGES DANS LA BIBLE

Les nuages sont dans la Bible l'objet de nombreuses comparaisons : ils expriment le mystère (Ps 97:2 Job 3:5) et particulièrement celui de la création (Job 38:9) ; leurs lois sont impénétrables (Job 36:23 37:16). Ils sont l'image des choses éloignées et inaccessibles (Ps 36:6 57:11 108:4, Esa 14:14, Job 20:6, Sir 35:20 et suivant), comme aussi des choses instables et changeantes, éphémères et transitoires (Job 7:9 30:15, Sag 2:4).
Les nuages fournissent encore de nombreuses figures poétiques dans la Bible. Ils servirent de vêtement à la mer lors de la création (Job 38:9), et ils ont une étroite relation avec la présence de Dieu : les nuages clairs sont signes de sa présence et les nuages sombres servent à le cacher avec son mécontentement (Mt 17:5).
C'est sur les nues que l'Éternel marche, dans les cieux, et. dans les nues qu'il apparaît/ (No 12:5, Ps 99:7 104:3, Esa 19:1, Na 1:3, De 33:26, Job 22:14, Ex 19:9, Le 16:2) ; sa gloire est portée par les nuées (Ex 16:10, 2Mac 2:8). Les nuages sont la robe des anges (Apo 10:1) ; le Messie est aussi porté par les nuées du ciel (Da 7:13, Mr 13:26 14:62, Mt 24:30 26:64, Lu 21:27) et une nuée cacha le Seigneur aux yeux de ses disciples (Ac 1:9).
D'après l'apôtre Paul, les saints seront enlevés dans une nuée (1Th 4:17). Les Israélites turent conduits par Dieu, qui faisait marcher devant eux une colonne de nuée et de feu (Ex 13:21 14:19, De 31:15, Ne 9:12, Sag 19:7).
Les nuages sont considérés comme les outres des cieux qui conservent l'eau en sécurité (Job 26:8 38:37) ; Dieu attire à lui les gouttes d'eau, les réduit en vapeur et forme la pluie que les nuages laissent tomber (Job 36:27 37:11, Sir 35:26). Les nuages sont censés distiller la rosée (voir ce mot ; Pr 3:20).
L'observation des nuages pour en tirer des présages (néphélomancie) est une pratique païenne interdite (2Ro 21:5,2Ch 33:5).

L' ECLAIR DANS LA BIBLE

L'eclair est une vive lueur que l'on constate dans des circonstances atmosphériques spéciales, notamment par temps très chaud (éclairs de chaleur) et par temps orageux. C'est une étincelle électrique, ou plutôt une série d'étincelles électriques, qui jaillissent entre deux nuages chargés d'électricités différentes. L'éclair peut encore se produire entre un nuage et la terre : dans ce cas il est appelé la foudre. La foudre peut prendre des formes très curieuses qui n'ont plus rien de commun avec une étincelle (foudre en boule, etc.). Elle est mentionnée trois fois dans la Bible (2Sa 22:15 =Ps 18:15, Eze 1:13 et suivant).
Les éclairs sont accompagnés presque toujours d'un fracas que l'on nomme tonnerre. Ils ont une direction quelconque, mais se présentent généralement comme une ligne de feu brisée, en zigzag ; ils peuvent être simples ou ramifiés.
C'est au milieu des éclairs que Moïse s'approcha du Sinaï. (Ex 19:16) Les éclairs sont une création de Dieu (Jer 10:13) que lui seul commande (Job 38:35,2Sa 22:14 =Ps 18:14 144:6) ; il y est fait allusion, comme à ses flèches enflammées. --Voir (Ps 7:14 104:4, Hab 3:9) Arc-en-ciel.
L'éclair est pris dans la Bible, comme dans notre langue, pour symbole de la rapidité (Lu 10:18) et de la soudaineté (Mt 24:27, Lu 17:24). Il est aussi, comme plusieurs phénomènes lumineux, un attribut de la gloire de Dieu ou de ses envoyés (Ex 19:16, Da 10:6, Mt 28:3, Ap 4:5 8:5).
On compare encore à l'éclair le poli d'un métal ou d'une arme (De 32:41, Na 2:4).

L'ARC-EN-CIEL DANS LA BIBLE

Ce météore l'arc-en-ciel a toujours intrigué vivement les peuples.
La plupart des mythologies l'ont idéalisé : de même que dans l'Inde il était l'arc de bataille du dieu Indra, déposé après sa lutte contre les démons, de même pour les Babyloniens c'est l'arc de Mardouk, vainqueur de Tiamat, qui le met au ciel comme une constellation ; une idée semblable se trouve chez les Arabes.
Il y a quelque chose de cette mythologie de l'orage dans le monothéisme hébr., qui conserve l'image de l'arc de JHVH, dont les flèches sont les éclairs (Ps 7:15 et suivant, Hab 3:9-11). Les Grecs en faisaient poétiquement l'écharpe flottante d'Iris, la messagère des dieux.
Les Hébreux y voyaient le signe d'alliance et de réconciliation entre Dieu et les hommes, après le déluge (Ge 9:13-16) on ne parle que fort peu de l'arc-en-ciel dans la Bible.
Dans Eze 1:28, le prophète compare à l'aspect de l'arc-en-ciel la lumière de la Gloire de Dieu qui lui apparut. Dans l'Apocalypse (Ap 4:3 10:1), le trône de Dieu est surmonté d'un arc-en-ciel.

LES ETOILES DANS LA BIBLE

Les étoiles font partie de la création. (Ge 1:16, Job 9:9, Ps 136:9 etc.) Elles ont été créées par Dieu pour marquer la nuit, les époques, les ans et pour répandre sur la terre leur clarté (Ge 1:14 Ne 4:21, Ps 148:3, Jer 31:35). Leur éclat est variable (1Co 15:41). Leur nombre représente l'infini : l'Éternel promet à Abraham une postérité aussi nombreuse que les étoiles du ciel (Ge 15:6 22:17,1Ch 27:23, Ne 9:23, Heb 11:12). Plusieurs constellations sont mentionnées dans les livres saints, notamment la grande Ourse, les Pléiades, Orion ; voir (Job 9:9 38:31,32, Am 5:8) art. à ces noms.
Les étoiles, de par leur caractère mystérieux et grandiose (Ps 8:4), servent fréquemment de métaphores poétiques ou de symbole : Job 38:7, les étoiles éclatent en chants d'allégresse le matin de la création ; Jug 5:20, les étoiles mêmes combattirent contre Sisera ; Da 12:3, les justes brilleront comme les étoiles ; Ge 37:7, Jude 1:13, Ap 1:16,20 12:1. Jésus-Christ lui-même est « la brillante étoile du matin » (2Pi 1:19, Ap 22:16).
La Bible condamne toutes les idées superstitieuses au sujet des étoiles, idées qui s'infiltraient facilement du paganisme en Israël. Il est formellement interdit d'adorer les astres (De 4:19), de préparer des gâteaux pour la reine du ciel, c-à-d. Astarté, la Vénus phénicienne (2Ro 17:16, Jer 7:18) ; d'offrir de l'encens à l'armée des cieux, c-à-d, aux étoiles (2Ro 17:16, Jer 19:13) ; de se prosterner devant le soleil (Eze 8:16).
Tous ces cultes idolâtres et païens sont sévèrement réprimandés, de même que tous les sortilèges de même espèce auxquels s'adonnaient les Babyloniens (Esa 47:12,13, Jer 10:2). Le dieu païen avait une étoile pour symbole et l'Éternel punit Israël d'avoir suivi l'étoile du dieu (Am 5:26) ; ce dieu s'appelait Romphan, d'après la citation d'Am 5:26 dans Ac 7:13, et représentait peut-être Saturne.
Mais si l'Éternel condamne toute idolâtrie, il peut se servir des étoiles comme de toutes choses qu'il a créées, pour parler à l'homme dans certaines circonstances (Ap 9:1). C'est le cas de l'Étoile des Mages (voir art. suiv.). Ce sont également des signes dans le soleil, la lune et les étoiles qui prédiront la ruine de Jérusalem (Mt 24:29, Lu 21:25).

LA LUNE DANS LA BIBLE

Souvent mentionnée dans l'A. T, et quelquefois dans le N.T., la lune est considérée comme une des oeuvres du Créateur (Ge 1:16, Ps 8:4 148:3) ; mais les poètes de la Bible sont très sobres en parlant d'elle (Job 31:26, Ca 6:10). Son rôle essentiel est de présider à la nuit (Ps 136:9, Jer 31:35) et de mesurer le temps (Ps 104:19, cf. Jos 10:12 et suivant).
A chaque nouvelle lune (grec néoménia) commence en effet, pour les Hébreux, un mois nouveau (le même mot est employé pour désigner la lune et le mois), et ce premier jour est un jour de fête. Cet usage remonte vraisemblablement à une haute antiquité, car plus encore qu'aux gens sédentaires et aux citadins, la lune parle aux nomades orientaux qui voyagent souvent avant le lever du soleil ; elle est une compagne, une amie dont on salue la réapparition avec joie.
L'histoire des religions permet du reste d'affirmer que, tout autant et plus encore peut-être que le soleil, la lune a toujours exercé une forte influence sur l'imagination des peuples. En Israël, anciennement du moins, tout travail cessait au jour de la nouvelle lune (Am 8:5) ; c'était un jour de joie (Os 2:11, No 10:10), que le roi Saül marquait par la célébration d'un festin particulier ! (1Sa 20:5-24) et de caractère sacré. | (1Sa 20:27) Les sacrifices de famille étaient volontiers présentés ce jour-là (1Sa 20:6,29), un culte spécial avait : lieu au sanctuaire (Esa 1:13, Eze 46:1), et certains textes précisent même les sacrifices offerts à cette occasion (Eze 46:6, No 28 : et suivants).
On aimait à profiter de la nouvelle lune pour rendre visite au prophète (2Ro 4:23), et ce jour-là le serviteur de ; l'Éternel était particulièrement apte à prêter l'oreille à la voix divine (Eze 26:1, Ag 1:1). D'après Col 2:16 et Ga 4:10, certains chrétiens s'associeront ; longtemps encore à cette fête juive, couramment mentionnée dans l'A. T, avec le sabbat et les jours de fête (Am 8:5, Esa 1:13, Os 2:11).
La pleine lune a dû être, de bonne heure aussi, l'occasion de réjouissances régulières (Ps 81:4, Pr 7:20, où il faut lire « pleine » lune). Il est possible qu'à l'origine le sabbat ait été la fête de la pleine lune ; en tout cas il doit y avoir eu rapport étroit entre le sabbat et les phases lunaires. La grande fête de Pâque se célèbre à la première pleine lune du printemps et la fête des Tabernacles à la pleine lune de l'équinoxe d'automne.
Le culte de la lune occupait une place importante dans les religions sémitiques ; plus d'un passage de l'A. T, y fait allusion (De 4:19 17:3, Esa 24:23 47:13, Jer 8:2 etc.) ; le livre des Rois déclare nettement que Josias chassa ceux qui offraient des parfums à la lune (2Ro 23:5) ; c'est la « Reine du ciel » à laquelle les Israélites en Egypte offrent parfums et libations (Jer 44:25). Même devenu monothéiste, le Juif a de la peine à se garder d'un mouvement d'adoration lorsqu'il voit la lune s'avancer majestueuse au ciel de la nuit (Job 31:26).
Il semble qu'on attribuait à la lune une certaine action sur la fécondité du sol (De 33:14) ; d'autre part le clair de lune était considéré comme nocif et provoquant certaines maladies (Ps 121:6, cf. les lunatiques de Mt 4:24 17:15) ; peut-être faut-il envisager comme moyens de protection magique les bijoux en forme de disques et de croissants que les nomades suspendaient au cou de leurs chameaux (Jug 8:21, cf. Esa 3:18).
Les descriptions apocalyptiques déclarent que certains changements se produiront dans la lune à la veille du jour de Dieu (Esa 13:10 24:23 30:26, Joe 2:10 3:15, Eze 32:7, Mt 24:29, Mr 13:24, Ac 2:20, Ap 6:12). D'autre part, elle appartient à l'univers matériel, et l'habitant de la cité future n'aura donc plus besoin d'être éclairé par l'astre des nuits (Esa 60:19, Ap 21:23 22:5).

LE SOLEIL DANS LA BIBLE

Le soleil est envisagé dans la Bible comme une des oeuvres les plus glorieuses du Créateur (Ge 1:16, Ps 74:16 148:3). Il est chargé de présider au jour (Ps 136:8, Jer 31:35), jusqu'à la fin des temps (Ps 72:5-17 89:37), et il obéit aux ordres de Dieu (Job 9:7, Mt 5:45, Jos 10:12). Sa clarté est une bénédiction pour la terre (De 33:14,2Sa 23:4, Eccl, 11:7) ; mais ses rayons, qui brûlent la peau de l'homme (Job 30:28, Ca 1:6), provoquent des insolations (Ps 121:6, Esa 49:10, Jon 4:8, Ap 7:16) et produisent une chaleur finalement funeste à la végétation (Jas 1:11, Mt 13:6).
L'auteur du Ps 19, dans une belle envolée, parle du soleil qui s'élance de la tente que Dieu lui a dressée (cf. Hab 3:11) pour parcourir sa carrière avec la joie d'un fiancé et la force d'un héros (Ps 19:5,7), mais ce passage est unique, et la sobriété de la Bible contraste avec les hymnes célèbres que d'autres religions consacrent au soleil.
Les cultes dont le soleil était l'objet en pays sémitique s'étaient implantés en Israël aussi ; quelques passages de l'A. T, y font allusion (De 4:19 17:3, Eze 8:16, Job 31:26 ; comp, les noms : Beth-Sémès =maison du soleil, Jos 15:10 21:16 ; En-Sémès = source du soleil, Jos 15:7 18:17, etc.) ; 2Ro 23:11 dit nettement que les « rois de Juda avaient consacré des chevaux et des chars au soleil » ; Asa déjà (2Ch 14:4), puis Josias cherchent à mettre fin à ces pratiques idolâtres (2Ro 23:5,11,2Ch 34:4-7).
Il n'est pas question dans la Bible d'éclipses de soleil ; il se peut toutefois que certains passages eschatologiques s'inspirent des phénomènes qui se produisent en pareilles circonstances. Les cadrans solaires n'étaient pas inconnus des Israélites, mais nous ne pouvons pas préciser leur facture ; voir (2Ro 20:9-11, Esa 38:8) Cadran d'Achaz.
Le soleil a fourni de belles images aux écrivains bibliques : « Ceux qui aiment Dieu, dit un vieux texte (Jug 5:31), sont comme le soleil quand il paraît dans sa force » ; « Dieu est un soleil et un bouclier » (Ps 84:12) ; Mal 4:2 annonce le « soleil de justice » qui se lèvera, et Jésus parle des « justes qui resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père » (Mt 13:43). Voir encore 2Sa 23:4, Ps 89:37, Ca 6:10, Esa 60:20, Jer 15:9, Mt 17:2, Ap 1:16.
Assez souvent aussi des expressions servant à préciser les fonctions du soleil sont appliquées à Dieu lui-même (No 6:25, De 33:2, Ps 50:2).
Aux derniers temps, prophétisent les visionnaires qui attendent le retour de Dieu, de grandes modifications se produiront dans le soleil, dont l'éclat s'obscurcira (Esa 13:10 24:23 30:26, Joe 2:10-31 3:15, Mr 13:24, Mt 24:29, Lu 21:25, Ac 2:20, Ap 6:12 etc.), et dans la cité future les rachetés de l'Eternel pourront se passer de l'astre du jour, car la gloire de Dieu les éclairera et l'Agneau sera leur flambeau (Esa 60:19, Ap 21:23).

Tuesday, August 2, 2022

PIERRES PRECIEUSES DANS LA BIBLE : SARDOINE, DIAMANT, TOPAZE, EMERAUDE, ESCARBOUCLE, SAPHIR, OPALE, AGATE, AMETHYSTE, CHRYSOLITE, ONYX, JASPE, CALCEDOINE, CORNALINE, BERYL, CHRYSOPRASE, HYACINTHE. (Exode 21, 18-21; Exode 28,30; Ezechiel 3,9; Zacharie 7,12; Exode 28, 2,15-22; Ezechiel 28, 12-17).

LE DESERT : LA BIBLE DE A a z